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Dyaryo artikulo

Travailleurs étrangers: Québec exigera une exception au moratoire

Petsa

2014-05-11

May-akda

Samuel Auger

Buod

(Québec) Les plaintes de restaurateurs de Québec devant le moratoire fédéral empêchant l'embauche de travailleurs saisonniers étrangers trouvent écho chez la ministre provinciale de l'Immigration Kathleen Weil, qui entend exiger dès cette semaine une exception auprès d'Ottawa.

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La Presse

Buong Teksto

«C'est pressant, absolument. C'est le message que je veux lancer», a plaidé hier Kathleen Weil, en marge d'une cérémonie d'accueil des nouveaux arrivants à Québec.

La nouvelle ministre de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion réagissait entre autres aux propos du restaurateur James Monti, pour qui le moratoire met en péril la haute saison dans ses cuisines. «On ne souhaite que cela, engager du monde de Québec. Que les gens du ministère viennent passer un mois ici, ils vont se rendre compte que l'on n'en a pas de C. V.» lançait-il vendredi soir, après avoir reçu une fin de non-recevoir de la part d'Ottawa.

La ministre provinciale estime qu'il faut «trouver une solution rapidement pour cet été». Sinon, les mesures d'Ottawa empêchant la venue de travailleurs étrangers temporaires auront des conséquences fâcheuses. «Un moratoire comme ça peut vraiment nous faire mal. Ça peut nous faire mal, parce que ce sont des PME qui ont besoin de ces personnes», avance-t-elle.

Kathleen Weil estime que le gouvernement fédéral fait fausse route. «On a vu qu'il y a des cas d'abus, par rapport au programme de travailleurs temporaires», admet-elle. «Au Québec, moi, je n'ai pas repéré. J'ai posé beaucoup de questions, on a rencontré le milieu, et on n'a pas d'indices d'abus», précise toutefois la ministre libérale.

Dès lundi, Kathleen Weil rencontrera à ce propos le ministre fédéral de l'Immigration, Chris Alexander. Elle aura également un entretien avec Jason Kenney, ministre de l'Emploi et du Multiculturalisme. «On veut vraiment travailler ensemble avec le gouvernement fédéral pour qu'il regarde la situation particulière pour adapter son approche. On comprend qu'il veut contrer les abus ailleurs, mais s'il est capable de faire le constat qu'il n'y a pas d'abus au Québec, est-ce qu'on peut au moins reconnaître que nos PME ont besoin de ces travailleurs temporaires?» demande la ministre Weil, qui souhaite une «exception» pour le Québec.

La Ville derrière la ministre

La responsable des communautés culturelles au comité exécutif de la Ville de Québec, Chantal Gilbert, appuie sans réserve la ministre. «Les restaurateurs ont raison d'être inquiets. J'ai passé un message clair à Mme Weil», a-t-elle indiqué hier.

À quelques semaines de l'été, la capitale ne peut se permettre d'annuler l'embauche de cuisiniers saisonniers. «Je pense que ça peut être assez important à Québec, parce qu'on est une ville touristique», avance la conseillère municipale. «Surtout l'été, en cette période de l'année, on sait qu'il y a un besoin important. On manque de monde, le taux de chômage est tellement bas à Québec. On a de la difficulté déjà à recruter. Je pense qu'il peut y avoir un impact assez important.»

Devant l'absence de cuisiniers venus d'ailleurs, des restaurateurs de la région craignent d'épuiser leur personnel actuel avec la surcharge de travail. Dans certains cas, des embauches de travailleurs étrangers avaient été effectuées il y a déjà plusieurs mois en vue de la haute saison.

La rétention, la clé du problème
La région de Québec doit tout mettre en oeuvre pour retenir ses immigrants, estime la ministre libérale Kathleen Weil.

«Avoir un milieu accueillant, c'est important. Parce que la rétention, c'est un problème, ou ça peut être un problème», souligne la nouvelle ministre de l'Immigration, Kathleen Weil.

La capitale doit mettre les bouchées doubles en raison de l'inévitable pouvoir d'attraction de la métropole envers les immigrants. «C'est toujours, dans toutes les sociétés, ce sont toujours les grandes villes qui attirent. Montréal, c'est 80 % de l'immigration», rappelle la ministre libérale. «Donc, la régionalisation de l'immigration, il faut y mettre beaucoup d'efforts. Il faut surtout mobiliser le milieu.»

Même constat chez la conseillère municipale responsable des communautés culturelles, Chantal Gilbert. «Pour la rétention, je pense qu'on peut faire mieux, et on va faire mieux», dit-elle.

«Une fois qu'ils sont rendus ici, ce que nous on doit s'assurer, c'est qu'il y ait une très belle intégration pour les garder», avance la membre du comité exécutif. «C'est la rétention notre grand défi, sur lequel on va tabler dans les prochaines années. Comment est-ce qu'on peut faire une meilleure rétention de l'immigrant reçu ici?»

Un 1000e travailleur

Avant de les convaincre de demeurer ici, encore faut-il attirer les immigrants à Québec. Un point sur lequel la capitale fait belle figure. Hier, la Ville et Québec International ont souligné la venue symbolique du 1000e travailleur qualifié depuis le début des missions de recrutement à l'étranger.

«C'est important de célébrer et de reconnaître qu'il y a un travail qui a été fait depuis 2008», a évoqué le pdg de Québec International, Carl Viel. «Pour nous, c'est un point marquant. Parce que je pense que lorsqu'on a commencé ça, qu'on a embarqué dans l'aventure, on avait tous des visions. Et de voir qu'on a franchi cette étape-là, c'était déjà une très belle réussite.»

Québec International poursuivra d'ailleurs ses missions de recrutement outre-mer, en plus de développer encore davantage ses missions virtuelles. «On a encore plus d'une dizaine d'entreprises qui vont venir. Il y a des besoins, c'est certain qu'ils sont là. La croissance est là. On a un taux de chômage qui est faible», rappelle Carl Viel.

Le blogue des «expats»
L'arrivée dans une nouvelle terre d'accueil est souvent déroutante. Pour mieux conseiller, aiguiller ou simplement divertir les nouveaux arrivants, Québec International a procédé hier au lancement du blogue «Expats au coeur de Québec».

La plume virtuelle sera tenue par six authentiques expatriés ayant adopté la capitale.

En jouant autant sur l'humour que l'information, les six expatriés y vont de leurs observations sur la vie à la québécoise.

La famille franco-ukrainienne Potier y partage notamment ses mésaventures linguistiques dans un restaurant rapide, et le Brésilien né d'un père japonais Masaru Hoshi y traite de poutine, de neige et de «chimarrão».

Une mosaïque interculturelle à lire au blogue.quebecentete.com

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