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Justice pour Noé et tous les travailleurs migrants

Date and time

2015.07.05, 2:50 pm

Description

SVP faites un don - please donate:

https://www.indiegogo.com/projects/justice-pour-noe-et-tous-les-travailleurs-migrants#/story

--english below--

Réparations pour Noé, justice pour les travailleur-euse-s migrant-e-s!

Notre camarade et ami Noé Arteaga Santos a mené une lutte pendant presque 7 ans afin d’obtenir justice de la part de Savoura, son ancien employeur et producteur québécois de tomates qui s’appuie sur le travail des travailleurs migrants temporaires.

Noé est arrivé au Québec en 2008 dans le cadre du Programme de travailleurs étrangers temporaires. Savoura mit fin à son contrat abruptement et, par la suite, demande au consulat guatémaltèque d’intervenir. Ce dernier le rapatrie par la force vers le Guatemala avant la fin de son contrat. Le rôle qu’il a joué dans l’organisation d’une grève de courte durée afin de demander qu’un collègue malade ait accès à des soins médicaux semble la raison principale de son renvoi.

Noé retourne au Québec. Avec beaucoup de courage et de persévérance, ce travailleur migrant porte plainte contre la compagnie Savoura. Plus de six ans plus tard, le tribunal d’arbitrage lui donne raison : Savoura a congédié Noé sans cause juste et suffisante. De plus, Savoura a contrevenu aux articles 10 et 16 de la Charte des droits et libertés de la personne, en discriminant les travailleurs sur la base de leur origine ethnique et nationale, et sur la base de la langue parlée (pour voir la décision : http://canlii.ca/t/gfqbm). Cela constitue une grande victoire, non seulement pour Noé, mais pour tou-te-s les travaill-eur-euse-s migrant-e-s temporaires et tous les travaill-eur-euse-s agricoles, invisibles aux yeux de notre société. Ces derniers travaillent souvent dans des conditions précaires, exploités par leur employeur, et ce, pour assurer notre alimentation.

Toutefois, avant de parvenir à une entente en ce qui concerne les mesures compensatoires envers Noé, Savoura a déclaré faillite.

Nous nous demandons maintenant : QUI VA PAYER?

Nous lançons une campagne en solidarité avec Noé et avec tous les travailleurs migrants temporaires, pour exiger de la compagnie Savoura et du ministre québécois du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale qu’ils assument leurs responsabilités dans cette affaire.

Nous sommes conscients de la réalité dans laquelle nous vivons. Nous savons que beaucoup de temps peut passer avant que l’on obtienne des réparations de la part de l’État et du Capital et que l’on cesse l’exploitation des travaill-eur-euse-s ... Entre temps, nous nous tournons vers vous, les membres de nos communautés, afin de nous aider — en toute solidarité — à donner à Noé la compensation qui lui est due.

De quel type de compensation parlons-nous?

Nous parlons de 50 000 $. Pourquoi? Parce que ce montant était celui ayant été identifié par Noé comme la somme des dommages lors des négociations avec Savoura. Elle est calculée sur la base de 10 000 $ par année congédiée sur cinq ans. L’argent collecté dans cette « campagne indiegogo » sera utilisé pour payer les dépenses déjà effectuées (billet d’avion pour sa déportation et retour au Québec, frais administratifs et juridiques, frais de déplacement, etc.) ainsi que les futurs frais juridiques de Noé.

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Reparations for Noé, Justice for Migrant Workers!

Our comrade and friend Noé Arteaga Santos has struggled for almost 7 years to get justice from Savoura, his former employer. Savoura is a Quebec-based tomato producer which relies on the labour of temporary migrant workers.

Noé came to Quebec in 2008 under the Temporary Foreign Workers programme, to work picking tomatoes for Savoura. Savoura abruptly terminated his contract and asked the Guatemalan consulate to intervene. The consulate forced him to return to Guatemala before the end of his contract. The role that he played in organizing a very short strike to demand that a sick co-worker receive medical care seems to have been the main reason he was deported.

With enormous courage and persistance, this migrant worker returned to Quebec and brought a human rights complaint against Savoura. More than six years later, the tribunal decided in his favour: Savoura fired Noé without just and sufficient cause. Moreover, Savoura contravened articles 10 and 16 of the Charter of rights and freedoms, discriminating against its workers on the basis of their ethnic origin and language (read the entire decision here: http://canlii.ca/t/gfqbm). This constitutes a huge victory, not only for Noé but for all temporary migrant workers and all farm workers, almost invisible in our society. Working in precarious conditions, often exploited by their employers, they provide us with food.

However, before an agreement on compensation for Noé was reached, Savoura declared bankruptcy.

We are now asking: WHO WILL PAY?

We are launching a compaign in solidarity with Noé and all temporary migrant workers, to demand that Savoura and the Quebec Minister of Labour assume their responsibilities in this affair.

We realize that, realistically, it is going to be a long time before the State and Capital agree to make reparations and stop exploiting workers ... In the meantime, we are turning towards you, members of our communities, to ask for your support and solidarity, to provide the compensation due to him.

We are aiming for $50,000. This is the amount identified by Noé as damages in negotiations with Savoura. It is a calculated on the basis of $10,000 lost salary per year for five years. The money we gather will be used to reimburse Noé for previous costs in his campaign (airplane ticket for his deportation and return to Quebec, administrative legal fees, travel costs, etc.) as well as future legal fees.

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Economic sectors

Agriculture and horticulture workers

Content types

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Target groups

Public awareness and NGOs/community groups/solidarity networks

Geographical focuses

Quebec

Languages

French and English