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Let's talk about farm safety!

Date and time

2014.03.10, all-day

Description

Toronto - March 10, 2014 – For Canadian Agricultural Safety Week – March 9-15, 2014, the Canadian Agricultural Safety Association (CASA) and the Canadian Federation of Agriculture (CFA) have set the theme as “Let’s Talk About It”. Yet, once again these two industry lobby groups have excluded from the conversation direct calls for legislative and regulatory safety provisions for the agriculture sector. It is a fatal and shameful exclusion in the face of the facts the industry and governments are well aware of.
CASA's own extensive report indicates that between 1990 and 2008 there were 1,975 fatalities in Canada's agriculture sector — an average 104 fatalities a year. In Alberta, despite 170 accidental deaths in agriculture since 1980, the government continues to ignore the 2008 recommendations of a judicial inquiry to implement Occupational Health and Safety Act (OHSA) coverage and enforcement for agricultural workers. Alberta Premier Redford promised to do it, but she never followed up. The only action on the subject was her government's decision to stop collecting data on agriculture worker accidents and fatalities.
British Columbia's effort to ensure employers provide health and safety training for migrant agriculture workers has also been deficient. A recent study by WorkSafeBC, and Guelph and Sir Wilfred Laurier Universities revealed that over 70% of migrant agriculture workers receive no health or safety training whatsoever.
In Ontario, a UFCW Canada campaign led the province to extend OHSA coverage to agriculture workers in 2006. Yet, eight years later the government continues to refuse implementing specific agriculture regulations, like for other industries, covering hazards such as confined spaces, heat stress, and unguarded equipment. Over the same period, no Ontario agriculture worker has refused dangerous work and no wonder considering the lack of industrial regulations and enforcement to back up their concerns.

A legitimate agenda for addressing farm safety must include addressing the gaping legislative holes in the safety net for agriculture workers. Instead, for Canadian Agricultural Safety Week 2014 the industry continues to promote the notion that when it comes to safety, the industry should to be left to self-regulate. More disconcerting is that these self-serving industry efforts are in part funded by provincial and federal government money.
Canada’s agriculture safety organizations, as well as elected government officials, are clearly aware of the tragic statistics on farm deaths and injuries but just talking about it is not enough. What is needed is legislative action. Without legislative protections — and regulations that are enforced — efforts to prevent the hundreds of accidental deaths and thousands of injuries on Canadian farms each year will be just talk.
In solidarity,
Paul R. Meinema, National President
UFCW Canada

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Toronto, 10 mars 2014 – L'Association canadienne de sécurité agricole (ACSA) et la Fédération canadienne de l'agriculture (FCA) ont choisi le thème « Parlons-en! » pour la Semaine canadienne de la sécurité en milieu agricole, qui aura lieu du 9 au 15 mars 2014. Pourtant, ces deux groupes de lobby industriel ont exclu encore une fois de la discussion les appels directs pour l'adoption de mesures législatives et réglementaires visant à améliorer la sécurité dans le secteur agricole. Il s'agit d'une exclusion cruelle et honteuse lorsqu’on pense à certains faits que l'industrie et les gouvernements connaissent très bien.
Un rapport exhaustif de l'ACSA indique en effet qu'entre 1990 et 2008 le secteur agricole canadien a connu 1 975 décès, soit 104 décès par année en moyenne. En Alberta, malgré les 170 accidents mortels survenus dans le secteur depuis 1980, le gouvernement continue d'ignorer les recommandations faites en 2008 dans le cadre d'une enquête judiciaire visant à appliquer l'OHSA (la Loi sur la santé et la sécurité au travail de l'Alberta) aux travailleurs agricoles. La Première ministre de l'Alberta Allison Redford s’était engagée à le faire, mais le projet est resté lettre morte. En fait, la seule mesure prise par son gouvernement à ce sujet a été de cesser de compiler des données sur les accidents de travail et les décès dans le secteur agricole.
Les efforts déployés en Colombie-Britannique en vue d'offrir une formation en santé et sécurité aux travailleurs migrants se sont également révélés insuffisants. Une étude récente réalisée conjointement par WorkSafeBC, l'Université de Guelph et l'Université Sir Wilfred Laurier a révélé que plus de 70 % des travailleurs agricoles migrants ne reçoivent strictement aucune formation en santé et sécurité.
En Ontario, une campagne des TUAC Canada a poussé la province à étendre la couverture de la Loi sur la santé et la sécurité au travail aux travailleurs agricoles en 2006. Pourtant, huit ans plus tard le gouvernement refuse toujours de mettre en place, comme il l’a fait pour d'autres industries, des règles pour le secteur agricole qui couvriraient certains dangers particuliers comme les espaces clos, les excès de chaleur et le matériel laissé sans surveillance. Pendant la même période, aucun travailleur agricole de l’Ontario n’a refusé un travail dangereux. Il n’y a pas de quoi être surpris si l'on regarde l'insuffisance des règlements et des mesures de contrôle dans le secteur.
Tout programme de sécurité dans le milieu agricole doit viser notamment à colmater les brèches législatives dans le filet de sécurité sociale des travailleurs agricoles. Malheureusement, les promoteurs de la Semaine canadienne de la sécurité en milieu agricole 2014 soutiennent toujours que l'industrie devrait continuer de s'autoréglementer en matière de sécurité. En outre, il est particulièrement déconcertant de voir que cette position complaisante qui sert directement les buts de l'industrie est financée en partie par les gouvernements provinciaux et fédéral.
Les organismes de sécurité du secteur agricole canadien ainsi que les représentants gouvernementaux sont bien au fait des sombres statistiques en matière de décès et de blessures dans les exploitations agricoles, mais les mots ne suffisent plus. Il faut maintenant passer à l'action législative. Sans la protection de la loi — et la mise en application des règlements — tous les efforts visant à prévenir les centaines de décès accidentels et les milliers de blessures qui se produisent chaque année dans les exploitations agricoles canadiennes ne seront que des mots.
Solidairement,
Paul R. Meinema, président national
TUAC Canada

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