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Newspaper article

Se syndiquer pour se faire respecter

Date

2007-05-05

Authors

Radio Canada

Newspaper title

Radio-Canada

Publisher

RCI

Full text

Le nombre de travailleurs mexicains qui viennent au Québec pour récolter les cultures maraîchères et horticoles augmente année après année. En 2006, plus de 4300 d'entre eux ont passé de trois à six mois à oeuvrer dans des entreprises agricoles d'ici.

Certains travailleurs mexicains qui viennnent au Québec pour récolter les cultures maraîchères et horticoles songent à se syndiquer, ce qui ne plaît pas aux employeurs.

Depuis trois ans, ceux qui travaillent en Montérégie peuvent compter sur l'aide de personnes-ressources, qui ont mis sur pied un centre d'appui pour aider leur intégration. Mais certains d'entre eux songent à se syndiquer, ce qui ne plaît pas aux employeurs.

Ça fait 14 ans que Hector quitte le Mexique pour venir faire pousser des fleurs aux Serres Riel, en Montérégie. Il veut faire un peu d'argent pour aider sa famille et payer l'école de ses enfants. « Je veux pouvoir donner à ma famille tout ce qui a manqué à moi. Je veux leur donner maintenant », raconte-t-il.

Des Mexicains oeuvrent dans les fermes du Québec depuis une trentaine d'années. Ces travailleurs saisonniers sont essentiels pour combler la pénurie de main-d'oeuvre locale.

« Maintenant, vous avez des travailleurs étrangers à l'île d'Orléans, jusqu'à Rivière-du-Loup et dans la vallée du Saint-Laurent. Avant, on ne voyait pas ça. Il y avait environ 50 producteurs et c'était plus facile de contrôler. Maintenant, on s'en va vers 400 producteurs. Ça commence à être du monde... alors il faut resserrer les mesures », explique René Mantha, directeur général de l'organisme Ferme.

Des conditions de travail définies par le Mexique et le Canada

Travailleurs mexicains
Leurs conditions de travail sont définies par les gouvernements du Mexique et du Canada. Ici, le Consulat mexicain essaie de s'assurer que les normes soient respectées par les employeurs. « On vérifie les logements, on fait de plus en plus de visites dans les fermes pour s'assurer que les travailleurs sont contents », affirme Fernando Borja, agent de liaison au Consulat général du Mexique.

Mais visiblement, tous ne sont pas contents. Si bien que des travailleurs de trois fermes de la région de Montréal veulent adhérer à un syndicat. Patricia Perez, cofondatrice du Centre d'appui pour les travailleurs agricoles migrants, dit qu'elle a reçu 80 plaintes de travailleurs mexicains l'été dernier. « Le plus important pour eux, dans la syndicalisation, c'est de se faire respecter comme un être humain », dit-elle.

Mais Claude Riel, propriétaire des Serres Riel qui embauchent des Mexicains comme Hector depuis 15 ans, ne comprend pas. « Les travailleurs sont libres de venir ici. S'ils ne veulent pas travailler ici, qu'ils travaillent à leur ferme, chez eux! » lance-t-il.

Si la Commission des relations de travail autorise la syndicalisation de certains travailleurs mexicains, d'autres pourraient être tentés de les imiter. Il faudra attendre à la mi-avril avant de connaître la décision.

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